Vendredi 13 avril 2007
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Notre comportement en choque plus d'un. Pourtant nous ne faisons rien pour changer radicalement, mais ceci est un problème que j'aborderai dans un prochain billet. En attendant
que les choses évoluent et pour ne pas perdre espoir, j'ai pris pour habitude de justifier la plupart de mes actions, de peser les effets positifs face aux négatifs. Le but d'une telle
réflexion est de prendre conscience de nos actes, de ce que l'on fait quotidiennement pour ne pas agir comme une machine bien rodée mais en toute conscience de notre existence.
De plus, en réflechissant sur nos actes, il faut s'observer de différents points de vues. C'est à dire qu'en prenant conscience d'un acte envers autrui par exemple, si l'on
approfondit pleinement sa réflexion, on va se mettre à la place de la personne victime de notre comportement: c'est cela pratiquer l'empathie, et, faisant ceci on s'observera d'un point de vue
extérieur à nous même ce qui aura pour effet de nous faire porter un jugement plutôt objectif sur l'acte étudié et sur nous même. En conséquence de quoi l'on sera en mesure de décider si l'on
apprécierait qu'un autre individu agisse de même avec nous ou bien si au contraire ce genre de comportement nous apporterait souffrance et tristesse. Il deviendrait alors facile de rejeter nos
comportements blessants et de garder ceux qui apportent la joie et le bonheur car ce qui motive chacun d'entre nous c'est bien la recherche du bonheur puisqu'en effet, tous les êtres vivants fuient
la souffrance, y compris les animaux.
Jusqu'à récemment, j'avais tendance à mépriser ces derniers, l'homme leur étant bien supérieur, mais lorsque l'on prend du recul et que l'on pratique l'empathie, on réalise que
les animaux ont des sens mille fois supérieurs aux notres. Souvenez vous qu'ils avaient senti l'arrivée d'un certain tsunami le 26 décembtre 2004 et avaient déserté les littoraux tandis que les
hommes, égaux à eux mêmes, qui ont abandonné l'analyse de la nature au gré de l'évolution n'ont pas réalisé qu'une catastrophe se préparait. Souvenez vous que des animaux ont un système nerveux
bien plus sensible que le notre. Souvenez vous que les animaux en général, sont plus sensibles que nous autres: humains, alors comprenez dans toute sa dimension l'horreur que représente le
comportement de nombreux humains vis à vis des animaux. Bien sûr que je trouve scandaleux que des animaux souffrent, mais il faut reconnaitre que nous n'avons pas d'autres solutions que de les
faire souffrir en ce qui concerne la recherche médicale par exemple. Ceux qui condamnent la recherche scientifique sur les animaux n'ont qu'à se porter volontaire pour que l'on teste sur eux les
dernières trouvailles scientifiques !
Néanmoins, un reportage sur des singes: Bonobos, Chimpanzés et Gorilles auxquels ont apprenait le langage des signes m'a ému profondément. Au cours de ce documentaire, on suivait
un gorille femelle, à qui on avait appris le langage des signes dès sa naissance. Après quelques années il était dit qu'elle possédait environ 2000 signes et en utilisait couramment 500. Bon
jusque là rien de très impressionnant, cela a déjà été réalisé par le passé, mais c'est lorsque la scientifique qui s'occupait de ce gorille: une psychologue il me semble, découvrit que ce dernier
aimait beaucoup les chats, elle lui en offrit un et le gorille lui a donné un nom: rendez vous compte ! Un jour malheuresement ce chat fut renvérsé par une voiture et lorsque la scientifique
expliqua au gorille non pas que le chat fut mort car c'est trop abstrait sûrement, mais qu'une voiture l'avait renversé et qu'elle ne reverrait plus jamais le petit chat, le gorille exprima des
sentiments; il exprima les mots triste, malheureuse et pleurer. Je n'aurais jamais imaginé un gorille, un singe capable d'exprimer de tels concepts. A ceci s'ajoute une autre chose stupéfiante: il
arriva un jour un autre gorille, mâle cette fois et déjà âgé de quelques années, mais toujours dans l'enfance. La scientifique lui apprit 500 signes seulement mais avec ces 500 signes, il expliqua
un phénomène qui surprit beaucoup la scientifique: dans l'explication qu'il donna, elle comprit qu'il expliquait la mort de sa troupe en quelques sortes, en afrique, tuée par des chasseurs pour en
faire de la viande. A son tour il exprima la tristesse et le fait que sa mère lui manquait ainsi que sa troupe. Ajouter à cela que le premier singe est capable d'inventer des signes et de faire des
mots composés pour désigner des objets dont il connait l'usage mais ne connait pas le nom et vous comprendrez ma stupéfaction face à ce reportage.
Il est donc possible de pratiquer l'empathie même à l'encontre d'animaux et donc de vouloir faire cesser certaines choses. Cependant, ce que je souhaite ce n'est non pas l'arrêt
total du fonctionnement de tous les abattoirs et de la recherche scientifique sur animaux ,non, je souhaite simplement que nous prenions conscience de la souffrance possible des animaux tout comme
celle des humains et que nous réalisions ce que nous faisons au quotidien, afin que chacun soit en mesure de s'interroger et se trouve seul face à sa conscience, capable de porter un jugement sur
lui même et sur ses actes. Gardons toujours à l'esprit que nous ne devrions pas faire subir à autrui ce qu'on ne voudrait pas subir, tout simplement pour ne plus souffrir et avoir un aperçu du
bonheur qui nous attend quelque part car rappelez vous d'un argument clé de Socrate face à ses détracteurs quant à sa théorie des âmes: nous ne pouvons rechercher que ce dont on a une idée, et
l'homme est à la recherche de bonheur, de justice de vérité...
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